Vertus et propriétés du safran

Safran, bien-être et santé…

Les propriétés salutaires du safran

On attribue des vertus énergétiques et tonifiantes sexuelles au safran. Il est apaisant, calmant, voire aphrodisiaque pour les femmes et stimulant sexuel pour les hommes. Il libère l’énergie, l’allégresse et le désir… Au premier siècle après Jésus-Christ, Dioscorides, médecin et pharmacien grec, prescrivait du safran contre les douleurs spasmodiques.

Dans la médecine islamique, il était employé en tant que fortifiant sexuel. Les anciens Phéniciens préparaient des gâteaux safranés pour honorer leur déesse de l’amour.

Dans l’enseignement ayurvédique le safran est l’un des ingrédients les plus importants. Dans le thé, il accroît la sensibilité lors des pratiques érotiques et en tant qu’épice apporte vitalité et énergie.

De nos jours, en médecine moderne, on emploie le safran en tant que calmant, comme antispasmodique et antiasthmatique. De plus, le safran a une action antibactérienne, atténue les effets du vin et stimule la digestion. Quelques médecins lui ont même reconnu une activité anti-oxydante. On l’utilise aussi dans des préparations en ophtalmologie. Les vertus tinctoriales du safran Les robes des moines bouddhistes sont de couleur safran. Jadis, on teintait ces étoffes sacrées à l’aide de safran infusé dans de l’eau. En Inde, le jaune est la couleur de la sagesse. En Egypte, les bandelettes des momies étaient teintes au safran. La belle Cléopâtre séduisait ses amants en se parfumant au Kyphi, à base de safran, parfum qui fut la première véritable eau de toilette. Elle enduisait sa peau de safran pour en préserver la beauté. Sur les représentations religieuses du moyen âge, les auréoles des saints étaient enluminées avec une encre composée d’or et de safran.

Et encore…

Les Gaulois consommaient une bouillie très énergétique qui contenait du safran. (La potion magique des druides comme dans Astérix ?) Les romains brûlaient le safran comme de l’encens. Le safran était pour eux symbole de la joie spirituelle née de l’ascèse et du renoncement ! (ils sont fous, ces romains !)

Un peu de mythologie

D’après l’Iliade, le crocus à safran était répandu sur la couche conjugale de Zeus, le roi des dieux et de sa femme Héré (Héra), qui fut aussi sa sœur. Héré est la déesse protectrice de la femme et du mariage légitime, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couches.

A peu près la même histoire chez les romains, en changeant Zeus par Jupiter et Héré (Héra) par Juno, à part que partout où ils batifolaient, naissait un crocus à safran sur la terre où la semence de leur amour se répandait.

Dans « Les myniades, Ovide : métamorphoses » : Crocos fut métamorphosé en safran, tandis que la nymphe Smilax, qu’il aimait d’un amour malheureux, fut changée en fleur…